Paroles de mayoral

 

Paroles de mayoral

© Photo P. Dupouy Le Président Marcel Garzelli, les mayorals et Etienne Barbazan

Is ont pour mission d'accompagner le lot de toros de leur ganaderia dans les arènes où ils seront combattus, ils sont très attentifs à leur comportement, à leur « appétit ». Le visage buriné par les vents et le soleil du campo, ils ont aussi la fierté d'être responsables de ces animaux qu'ils ont vus naître et grandir, ils ne veulent se faire photographier que coiffés du sombrero, avec l'espoir qu'ils pourront saluer avec, s'ils sont appelés à la vuelta du ruedo pour le triomphe de leurs toros.

 

José Antonio Naharro Rubio est mayoral chez Adolfo Martin depuis dix-huit ans. Il pense que le lot de Vic donnera du, jeu, car tous sont de « bonne famille ». En insistant un peu il donne les toros sur lesquels il compte le plus : Aviador (No 51) et Repolitto (No 94) en se basant sur les « papiers « (les origines). Ils sont tous très typés Saltillo. José Antonio connaît bien les toreros : Antonio Ferrera qui vient encore de triompher à Madrid, est un grand lidiador qui saura exploiter dans le détail ses toros, Manuel Escribano a moins d'expérience mais il est très motivé à Vic. Le mayoral a amené avec lui à Vic, un jeune collègue qui vit depuis 4 mois à la finca, Jonathan Tobaras.

Manuel Flor Parrado est entré à 16 ans à la ganaderia de Cebada Gago où son frère officiait déjà. Manuel compte aujourd'hui vingt ans de métier de mayoral. « Le lot est plus fort que celui de l'an passé dit-il, avec une dominante de sang Carlos Nuñez. C'est une corrida de première catégorie. Mujidor (no 64) est mon favori car il est d'une famille qui a triomphé à chaque sortie. Vilchès et Perez Mota connaisssent bien notre élevage, avec Aguilar, c'est un cartel parfait pour ces toros. »

Raul Pajuele Bernabé est mayoral chez Dolorès Aguirre depuis dix-sept ans. Dans ce lot qui est le plus fort de la ganadéria, cinq ont une dominante Atanasio et les deux autres sont plus marqués Conde de la Corte. Il ose pronostiquer Comadroso (No 25) et Langosto (No 2.9). Raul connaît très bien toute la filiation et leur comportement dans le ruedo. « Le cartel convient parfaitement à cette corrida qui sera dure. Robleño et Castaño et sa formidable cuadrilla sauront tirer le maximum de ces toros ». Lamelas l'avait enthousiasmé à Orthez où il avait combattu un toro très compliqué.

La ganadéria Pagès-Mailhan n'avait pas de représentant à Vic.

Pierre Dupouy

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