Une corrida attendue à Eauze (32)

Un septième toro sera lidié... à cheval ce dimanche.

Une corrida attendue à Eauze (32)
Le chef de lidia sera Juan Bautista qui veut que 2014 soit sa grande temporada pour fêter ses 15 ans d’alternative. © Photo archives isabelle louvier/ «sud ouest »

Dimanche, Eauze marquera cette feria de juillet par deux événements :

tout d'abord, la venue de Michelito Lagravère, le plus jeune matador de toros, qui va fouler le même sable que son père Michel en 1982. Michelito a surpris lors des tientas qu'il a effectuées à Eauze et à Aignan par son niveau technique, sa maîtrise à la muleta et sa compréhension rapide du toro. Il aura à son service des subalternes français : les picadors Gaben Rehabi et Olivier Riboulet, les péons banderilleros Paquito et Frédéric Léal et Morenito d'Arles.

L'objectif de Juan Bautista

Le chef de lidia sera Juan Bautista qui veut que 2014 soit sa grande temporada pour fêter ses 15 ans d'alternative ; d'ailleurs, il affrontera en solo six toros de ganaderias différentes pour la corrida goyesque à Arles. Après Nimeño, Julien Lescarret, Juan Bautista est devenu le torero d'Eauze, où les aficionados apprécient son respect du public et son toreo artiste.

Joselito Adame, quant à lui, revient en France après une temporada triomphale au Mexique, notamment à Aguascaliente. Il est très attendu car on se souvient de ses brillantes prestations en novillada. Ils auront à affronter les Banuelos (les toros du froid car ils vivent au campo entre 1 050 et 1 250 mètres d'altitude). D'encaste Domecq-Nuñez, ils sont charpentés et très mobiles ; les Élusates se souviennent encore de la faena de Curro Diaz à un Banuelos.

L'autre événement sera un septième toro qui permettra au public de (re)découvrir le toreo à cheval.

Le rejoneador sera Cartagena, une figura dans cette tauromachie. Toréer à cheval est souvent dénigré, sous prétexte que le canasson est un bouclier, alors que c'est une épreuve artistique, assujettie à 32 règles valorisant les différents moments de la faena. Le cavalier doit toujours attaquer le toro de face (de cara), ce qui permettra de clouer banderilles ou farpas à l'étrier, c'est-à-dire le toro faisant un angle droit avec le cheval. Ce dernier joue un rôle important : il sait effacer sa croupe sur le coup de corne et est capable de faire un quiebro pour la pose des banderilles. Pour terminer, le rejoneador pose des « roses », banderilles très courtes, qui exigent un véritable numéro d'acrobatie, le cavalier sortant de la selle.

Dimanche, 18 heures : six Banuelos

pour Juan Bautista, Joselito Adame et Michelito Lagravère,

un septième toro sera lidié à cheval par Cartagena.

Tout le programme en page Pays d'Armagnac.

Pierre Dupouy Sud-Ouest - Mardi 1er juillet 2014