Michelito, au nom de tous les siens

 

Toros

Michelito, au nom de tous les siens
Michelito, au nom de tous les siens

Le poids de toute une histoire, de toute une famille écrasait sa chaquetilla. Le gros «Navajito» de Capea venait de sortir, et, au soleil frais de Pâques, le public d'Arles doutait un peu de l'issue du combat. «Michelito», le plus jeune matador de toute l'histoire de la tauromachie (il n'avait que 14 ans, 11 mois et 25 jours cet hiver pour son alternative de Merida) s'est avancé. Et tout s'est éclairé dans sa muleta déjà savante, dans son envie de toujours, pour le plus grand bonheur de Michel, son père, de l'autre côté de la barrière.

Dimanche, les arènes Nimeño II d'Eauze seront le théâtre d'une nouvelle étape pour ce torero gascon venu du Mexique. Il va retrouver le public de ses racines, celui du Sud-Ouest, du Gers, pour un dimanche de fête placé sous le signe de l'originalité. Juan Bautista tout juste rentré du Pérou sera chef de lidia d'une course de sept toros complétée par Joselito Adame, l'ancien apprenti enchanteur d'Aguascalientes, devenu adulte, très remarqué de Seville à Madrid en passant par Arles et tout récemment à Istres, après sa grande temporada à Mexico.

Enfin, Gines Cartagena, fils du fameux Gines Cartagena sera là pour afficher ses progrès à quelques jours du sommet de Méjanes avec Pablo Hermoso de Mendoza comme parrain.

Si vous êtes à Eauze dès la veille, n'oubliez pas d'aller découvrir «El Galo», André, le petit frère de Michel… Disparu en mars, Louis Lagravère, le grand-père, aurait tant aimé ce dimanche.

À Eauze, dimanche matin, sans piquée (erales de Jean-Louis Darré). 18 heures, Juan Bautista, Joselito Adame, Michelito, Gines Cartagena (Bañuelos)