Ce samedi, journée taurine à Castelnau-R.-B. 11 heures : tienta, 18 heures : novillada concours

 

Toros

Antoine Torres a retracé en images la belle histoire des arènes de Castelnau, ces dernières années.
Antoine Torres a retracé en images la belle histoire des arènes de Castelnau, ces dernières années.

 

La journée taurine de Castelnau-Rivière-Basse est désormais devenue une des rencontres incontournables des aficionados non seulement bigourdans, mais aussi des départements voisins. Elle doit cet engouement tout d'abord à la qualité de l'accueil et à la convivialité avec laquelle s'exercent toutes les activités faisant partie de cette journée festive. N'oublions pas qu'ici tauromachie se décline aussi avec bonne chère et bon vin, terroir oblige ! Les repas proposés sont toujours d'une qualité gastronomique reconnue par tous malgré la modicité de la participation demandée.

Côté tauromachie, ce bourg du Val d'Adour a su en quelques années se faire connaître et reconnaître d'un bout à l'autre de la planète des toros par la qualité et le sérieux des spectacles présentés. Au lieu d'essayer d'imiter les grandes arènes, les organisateurs de Castelnau ont préféré créer leur propre niche écologique en proposant un spectacle jusque-là inexistant : la novillada concours sans picador. Il fallait oser, car juger de la bravoure d'un novillo sans le piquer est toujours délicat. Ils l'ont fait, depuis c'est une réussite tous les ans.

Les éleveurs ne prennent jamais cette manifestation à la légère. Pour s'en convaincre, il suffit d'assister après la novillada à la satisfaction du vainqueur contrastant avec les longs commentaires, les fâcheries et les déceptions exprimées par les autres éleveurs.

PROGRAMME

11 heures : tienta.

La journée commencera à avec la tienta de 2 vaches de Jean-Louis Darré, éleveur gersois vainqueur à plusieurs reprises de la novillada concours. Ces vaches appartiendront au fer de l'Astarac, lignée Pinto Barreiro et Guardiola. Une lignée à la présentation exemplaire qui impose le respect. La tienta est un moment très spécial de l'élevage du taureau de combat. Il s'agit de tester les qualités et les défauts des futures reproductrices. Pour cela, un matador, ce sera Thomas Joubert, aidé de novilleros, s'adonne au rituel de la corrida après qu'un picador muni d'une pique légère a testé la bravoure de la bête. Seule la mise à mort est exclue. Soit l'animal sera retenu pour la reproduction, soit il finira sur l'étal du boucher, via l'abattoir. De la capacité de jugement de l'éleveur à ne retenir que les individus correspondant à ce qu'il attend de son élevage et de celle du matador à mettre en relief les qualités et défauts de l'animal dépendront l'avenir de l'élevage, son succès futur ou sa chute aux enfers. Le résultat ne sera connu que quatre ans plus tard et la possibilité d'un rachat en exigera quatre de plus au moins.

D'où l'importance cruciale de cette phase de l'élevage, auquel n'assistent en général que quelques privilégiés soigneusement triés sur le volet. Il va de soi, que le silence et l'immobilité s'imposeront pendant la «tienta». Les deux sont nécessaires pour ne pas perturber les animaux et ainsi permettre à l'éleveur de bien observer les caractéristiques des bêtes en piste. Venez donc assister en observant le plus grand des respects, il en va de l'avenir de l'élevage et du renouvellement possible de ce type d'expérience.

13 heures : repas de l'aficion.

Au menu : Feuillantine de coquilles Saint-Jacques, Longe de veau avec jardinière de légumes, salade, fromage, framboisière et café. Prix 15 €, vin en sus.

18 heures : novillada concours.

Les élevages suivants seront représentés : Yonnet, le plus ancien des élevages français, plus de 150 ans d'âge ; los Galos, élevage de Marie Sara, lignée Domecq via Daniel Ruiz ; l'Astarac, élevage gersois détenant une des perles des lignées anciennes ; Malaga, élevage arlésien, lignée Domecq par Garcigrande ; le Lartet, élevage gersois souvent primé dans ces mêmes arènes, origine Cebada Gago et Domecq ; Alma Serena, élevage landais déjà vainqueur en 2010, origine Domecq via Miranda de Pericalvo. Ces novillos seront combattus par un Cordouan, Lagartijo, un Sévillan, Pablo Aguado, et l'Arlésien Andy Younes.

La journée prendra fin avec l'ouverture des bodegas à 21 heures.

Ne pas oublier la course landaise du lundi. La tauromachie espagnole avec son côté tragique et hidalgo ne doit en rien porter atteinte à notre tradition paysanne et bon enfant de la course landaise. Comme nous ne cesserons jamais de le dire et de l'écrire, il n'y a pas de tauromachie mineure.

Réservations au 06 67 35 34 33 begin_of_the_skype_highlighting 06 67 35 34 33 GRATUIT  end_of_the_skype_highlighting ou au 05 62 31 94 38 begin_of_the_skype_highlighting 05 62 31 94 38 GRATUIT  end_of_the_skype_highlighting.