•  +33 5 62 06 56 55

Les Cartels 2018 officiels

Communiqué :
Corrida Concours de Ganadería encaste Santa Coloma du dimanche 20 mai 2018 à 11 heures, le toro de Juan Luis Fraile initialement prévu mort au campo lors d'une “pelea” (bagarre entre toros) dans le même cercado,
est remplacé par un toro de la ganadería de “San Martín” N°95 PLOMERO (encaste Santa Coloma - Joaquín Buendía) Cáceres et sera lidié en 4ème.


La Comission Taurine du Club Taurin Vicois vous présente les cartels officiels de la Feria Del Toro 2018 pour la Pentecôte
du 19 - 20 - 21 Mai

SAMEDI 19 MAI 2018 à 11 h :       
4 novillos de “El Retamar” 

Finca “Las Tejoneras” Becerril De la Sierra (Madrid)       pas d’ancienneté                Ganadero : José Luis Pinto
                                              Miguel Ángel Pacheco – “El Adoureño”            sobresaliente Víctor Manuel Rodado
                                                                                                           
locations de la novillada cliquez sur accès billeterie
SAMEDI 19 MAI 2018 à 18 h : 
Desafío ganaderos         3 “Valdellán”     –       3 “Los Maños”
                                                                   
            
Finca “Dehesa De Valdellán" Santa María Del Río (León)  ancienneté 11/08/2000    Ganadero : Fernando Álvarez Sobrado
Finca “Vistahermosa” Luesia (Zaragoza)                             pas d’ancienneté            Ganadero : José Luis Marcuello
                                         Manuel Escribano - Sergio Flores - Manolo Vanegas
                                                                         
locations de la corrida cliquez sur accès billeterie

DIMANCHE 20 MAI 2018 à 11 h :
Corrida Concours de Ganaderías de Santa Coloma
“La Quinta”                              finca “Fuen La Higuera” Palma Del Río (Córdoba)    ancienneté 18/04/1881       Ganadero : Álvarito Martínez Conradi 
                                                                    
 
“Pilar Buendía Pallarés”        finca “Los Ojuelos” Marchena (Sevilla)   ancienneté 29/06/1962       Ganadero : José Benítez-Cubero Pallarés
                                        

“VINHAS” Don Mario y Hdrs. De Don Manuel        finca “Heredade do Zambujal” Aguas de Moura Palmela (Portugal)    ancienneté 25/06/1972
Ganadero : Mario Vinhas
                                                      

“San Martín”                        finca “Las Zarzuela” Calzadilla (Cáceres)     ancienneté 19/05/1999   Ganadero : Alberto Manuel Hornos
                                              

“Ana Romero”                        finca “Las Cobatillas” Alcalá De Los Gazules (Cádiz)     ancienneté 12/08/2017   Ganadero : Lucas Carrasco Romero
                                       

“Los Maños”                           finca “Vistahermosa” Luesia (Zaragoza)  pas d’ancienneté                    Ganadero : José Luis Marcuello
                                                 
                                         Domingo López Chaves - Pepe Moral - Tomás Campos
                                                                  
location de la corrida cliquez sur accès billeterie

DIMANCHE 20 MAI 2018 à 18 h :
Corrida de “Raso De Portillo”


Finca “Raso de Portillo” Boecillo (Valladolid)        pas d’ancienneté       Ganadero : Iñigo y Mauricio Gamazo

                                               Octavio Chacón - Antonio Nazaré - Alberto Lamelas
                                              
location de la corrida cliquez sur accès billeterie

LUNDI 21 MAI 2018 à 17 h :
Corrida de “Pedraza de Yeltes”

finca “Pedraza de Yeltes” Castraz de Yeltes (Salamanca)   ancienneté 30/04/2010   Ganadero : Luis Uranga y hermanos
                                                                                                                                             représentant : José Ignacio Sánchez Santiago
 
       
                                              Curro Díaz - Daniel Luque - Emilio De Justo
                                                
location de la corrida cliquez sur accès billeterie

Crédit photos toros copyright © Etienne Barbazan (Club Taurin Vicois) Mars 2018
Crédits photos toreros copyright © Eric Erb Toromag - Louise De Zan - Pierre Delhoste - Patrick Colleoni (torobravo)
L'affiche est du peintre Philippe Louisgrand

Télécharger le dossier de Presse 2018


        télécharger l'affiche Feria Vic 2018 (PDF)    tarifs et cartels (PDF)


Les Encastes de la Feria Claire Torres

Vic-Fezensac : La Feria des encastes


Si nous devions donner un nom à la pentecôte vicoise 2018, nous pourrions l’appeler la feria des « encastes ». Permettez-moi tout d’abord un rapide historique pour expliquer ce qu’est un encaste.
Au néolithique, le « Bos taurus primigenius », ancêtre de l’aurochs s’étendait sur la plaque eurasienne, tandis que le « Bos taurus africanus » se développait en Asie Mineure et Afrique. Les deux espèces se croisèrent au niveau de l’Espagne. C’est ainsi qu’au fil du temps, les adaptations aux différents facteurs écologiques des différentes régions espagnoles donnèrent naissance aux trois races originelles du bétail taurin espagnol : la race navarraise, la castillane et l’andalouse. Après avoir disparu, la race navarraise est aujourd’hui en cours de reconstitution grâce au titanesque et presque surréaliste travail du vétérinaire Reta et de quelques éleveurs très déterminés. Nous pouvons dire qu’à ce jour la race castillane a pratiquement disparu et ne se trouve plus qu’à titre de vestige segmentaire dans la génétique de certains élevages très anciens comme Raso de Portillo. Quand à la race andalouse, elle se réduit de nos jours essentiellement à la sous-caste Vistahermosa, qui représente tout de même plus de 90% du cheptel de taureaux de combat. Ce cheptel est divisé en élevages qui représentent ou possèdent des sous sous-castes appelées « encastes ». Les toros d’un même encaste ont tous le même génotype, qui rassemble l’ensemble des caractères héréditaires physiques et moraux. Ce génotype est le résultat de l’héritage génétique, mais aussi des paramètres écologiques du milieu ambiant et surtout d’une sélection rigoureuse et soutenue, menée sans apports extérieurs durant plusieurs décennies. Les options économiques des organisateurs de spectacles et la contrainte exercée sur eux par les vedettes réduisent souvent les ferias à ne mettre en piste que 2 ou 3 encastes, l’un d’entre eux (Domecq) représentant à l’heure actuelle plus de 80% des élevages. Vic lutte contre cet état de fait et la prochaine feria a mis à l’affiche de nombreux encastes mis actuellement au rancard. Assister à cette feria sera donc une occasion de découvrir des encastes très différents de ceux habituellement vus dans les grandes arènes. Le Club Taurin Vicois aurait donc pu appeler la Feria 2018 « Feria des encastes » et afficher encore une fois: « Vic la différence ».

Claire Torres
Réservations au 05.62.06.56.55
ou par email ctv@clubtaurinvicois.com      

 


Novillada de “El Retamar” Claire Torres

Vic-Fezensac :
Samedi 19 mai 2018, à 11H, appétissante mise en bouche

Samedi 19 mai 2018, La Feria Vicoise commencera à 11 h par une novillada, qui devrait être une appétissante mise en bouche. A cette occasion, un vieil encaste sera mis à l’honneur. Il s’agit de celui de Nuñez dans la ligne Rincón.
En 1908, Manuel Rincón modifie l’élevage de son beau-père. Il  en élimine tout le bétail et le remplace par des Parladé (origine Vistahermosa par Eduardo Ibarra). En 1936, il vend à Carlos Nuñez Manso (ça ne s’invente pas), qui rajoute du Mora-Figueroa (à l’origine des Domecq) et surtout du Villamarta (bétail qui donnera les Guardiola). Aujourd’hui encore, les Nuñez sont représentés par deux types de toros. La lignée Villamarta, plus haute, plus longue et élancée et la lignée Rincón plus petite. Si les Nuñez sont les plus petits des Parladé, ils n’en sont pas pour autant les moins braves. Ils ont certes moins de puissance que les autres Parladé, mais ils sont mobiles et leurs charges nobles, très longues permettent d’heureux enchaînements. On trouve ces qualités davantage dans la lignée Rincón que dans celle Villamarta. Or ce sont 4 novillos de la lignée Rincón qui ont été choisis par le Club Taurin Vicois dans l’élevage El Retamar pour débuter cette « Feria des Encastes ».
Il y a fort longtemps que les vedettes de l’arène ont abandonné cet encaste, car ils ne savent pas toujours maîtriser sa fougue avant de pouvoir profiter de sa douce noblesse. A cause de cela les Nuñez sont essentiellement cantonnés aux novilladas. Pour les toréer, une main de fer dans un gant de velours s’impose. Pour mettre en relief les qualités de cet encaste, ont été choisis Miguel Angel Pacheco, qui s’était montré sous un jour favorable lors de la novillada 2017, et El Adoureño, espoir taurin aquitain, qui a remporté de nombreux prix en Espagne en 2017 et toréé avec succès de nombreux encastes dans la terrible vallée de la terreur.
Claire Torres


Réservations au 05.62.06.56.55
ou par email ctv@clubtaurinvicois.com      

 


Corrida de Raso De Portillo Antoine Torres

Vic-Fezensac : 3 vaillants face aux toros du plus vieil élevage au monde.


La corrida Vicoise du dimanche après-midi de Pentecôte vous invite à un voyage au plus lointain de l’histoire taurine avec l’élevage de taureaux de combat le plus ancien au monde.
La ganaderia de Raso de Portillo, située au sud de Valladolid dans une ancienne zone humide aménagée et drainée dans les années 1870, est un authentique monument historique. Dès le XIIIème siècle, landes et marécages salins de son territoire sont pacagés par des troupeaux communaux de bovidés destinés à l’alimentation et à la traction. Des documents du XVème siècle attestent de l’existence de l’élevage de toros  de combat sur le site. Dès lors, ces toros vont jalonner l’histoire taurine. En 1780, l’éleveur andalou Vicente José Vasquez achète du bétail à Raso pour le croiser avec du Cabrera et crée ainsi la race Vasqueña, qui à son tour sera à l’origine de la race Veragua et Concha y Sierra. Selon certaines sources en 1801, Pepe Hillo, le matador législateur des règles de la tauromachie, est tué à Madrid par le toro Barbudo de l’élevage Raso de portillo. En 1876, c’est à un toro de ce mythique élevage que revint le privilège d’inaugurer les fêtes royales.  Au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, Trifino Gamazo y Calvo achète à Pablo Valdés Sanz un millier d’hectares de la finca «  Raso de Portillo » (« raso » est le toponyme d’une zone plate) ainsi que la totalité de son cheptel de vaches et toros braves. Aujourd’hui, la famille Gamazo gère toujours la ganaderia. La dernière à pouvoir se targuer de posséder du bétail brave appartenant encore à la race castillane formée avec des vaches du cru au caractère piquant et des toros navarrais achetés pour les fêtes des villages de la zone et ensuite lâchés dans les marécages. Certes, le sang de ce bétail a été rafraîchi au cours des 120 dernières années avec des étalons andalous de Parladé et de Santa Coloma. Les seules vaches à avoir intégré cet élevage furent des vaches navarraises de sang Carriquirri en 1907 et un lot de pur sang Santa Coloma acheté en 1999 à Dionisio Rodriguez, mais la morphologie et le caractère « Raso de Portillo » sont toujours bien présents. Grand fanon, poil dru, cornes épaisses à la base, mais souvent fines en bout et portées haut caractérisent ces bovidés issus de vaches aux cornes en lyre. Santa Coloma a réduit leur taille originelle et Parladé a apporté de l’épaisseur. Ils dégagent une indéniable impression de puissance. Côté caractère, pas commodes les clients ! Monument historique certes, mais il serait une erreur de penser que cet élevage relève du seul musée. Ces dernières années, il n’a cessé de croître en importance en s’imposant dans les ferias toristes. Après avoir fait les beaux jours des ferias de Parentis, il s’est distingué à Hagetmau, à Vic et à Céret. Excusez-moi du peu !

Face à pareil bétail, Vic a décidé de mettre au cartel trois matadors andalous connus pour leur ténacité, leur technicité et leur aficion, mais aussi souvent laissés pour compte dans les ferias espagnoles où le monde du show-biz taurin place en priorité ses poulains.  Ces matadors sont Octavio Chacon, Antonio Nazaré et Alberto Lamelas, qui appartient déjà à la légende vicoise. Une corrida pétrie d’authenticité et de vérité taurine et aux antipodes du faire semblant et de l’industrie du spectacle.

Antoine Torres

Réservations au 05.62.06.56.55
ou par email ctv@clubtaurinvicois.com      

 


Corrida de Pedraza de Yeltes Antoine Torres

Vic-Fezensac : Un apothéotique final de feria ?


La Pentecôte vicoise prendra fin le soir du lundi 21 mai 2018 avec un impressionnant lot de Pedraza de Yeltes. Cet élevage salmantin à peine âgé d’une petite douzaine d’années est déjà devenu presque mythique. Après un premier échec dans l’élevage taurin, Luis et José Ignacio Uranga, hommes d’affaire basques, décident de prendre leur revanche en mettant cette fois-ci toutes les chances de leur côté. En 2006, ils achètent l’élevage de Maria Calderón, veuve de Salustiano Galache. Ils changent le fer, la devise, les marques aux oreilles et le bétail. Les toros aux « patas blancas » d’encaste Vega Villar de la famille Galache-Cobaleda sont remplacés par des vaches et des étalons achetés au Pilar. Ces animaux ont des origines Juan Pedro Domecq y Diez revues et corrigées par le fameux éleveur salmantin Matías Bernardos, plus connu sous le célèbre surnom du « Raboso ». Dans son élevage d’Aldea Nueva, ce dernier avait essayé à partir de 1979 de préserver la noblesse des Domecq tout en les déniaisant et d’augmenter par la sélection leur bravoure en allant chercher au fond des gènes de cette encaste l’influence de l’apport de Mora Figueroa (sang Pedrajas) des années 1940, avant que Juan Pedro Domecq fils n’ait transformé le toro-adversaire en toro collaborateur. Raboso fit des avancées dans sa recherche, mais ne réussit pas à éliminer totalement la mollesse de pattes des Domecq. En 1987, Moïsés Fraile et son épouse acquirent vaches et étalons chez Aldeanueva et formèrent l’élevage El Pilar, qui est depuis au cartel de la plupart des grandes ferias. Vous pourriez vous demander pourquoi le Club Taurin vicois, mecque du toro adversaire, met à son cartel du Domecq, emblème du toro commercial et collaborateur. Pour comprendre, il suffit de voir des Pedraza en piste. Dotés de têtes régulières, haut perchées et impressionnantes, ces toros roux pour la plupart au format haut, large et profond s’intègrent parfaitement dans la tradition vicoise. Côté mental, le Pedraza charge de son entrée en piste jusqu’à sa mort. Il répond aux attentes des trois tiers et fait preuve de beaucoup de présence. Il s’assied sur ses fesses pour mieux pousser sur la cavalerie et ne fait aucune concession au cours du troisième tiers tout en autorisant au matador, grâce à une humiliation de bon aloi, d’exprimer son inspiration artistique. Malgré cela, El Juli, Manzanares, Morante de la Puebla, Talavante et bien d’autres les refusent tout autant qu’ils refuseraient des proposition venues des arènes vicoises. Malgré la bouderie des vedettes, les Pedraza connaissent une montée spectaculaire et n’hésitent pas à brûler les étapes tout en raflant pas mal de prix. Meilleure corrida de la Feria d’Azpeitia pendant trois années consécutives, prix 2015 de l’ACTF pour le meilleur lot de novillos (celui présenté à Garlin), une corrida hors normes à Dax en 2014, qui leur permit de récolter tous les prix. Une triomphale novillada dans les arènes de Garlin en 2016 et 2018. Prix du meilleur toro de Salamanque, prix de la novillada concours de Saint Perdon, prix de l’Association Française des Vétérinaires Taurins, prix de l’ACTF pour le meilleur lot de toros présenté au cours de la saison 2017 dans le Sud-Ouest… Le secret de cette réussite réside dans le fait que ces toros répondent aux exigences des aficionados toristes tout en permettant la pratique de la tauromachie moderne. De belle prestance, ils sont à la fois résistants à la pique, endurants et mobiles à la muleta.
Côté toreros, ce jour là un cartel de luxe : Curro Diaz, tout à la fois un habitué de Vic ainsi qu’un artiste doublé d’un lidiador, Daniel Luque, lui aussi artiste et lidiador. Une vedette qui n’hésite jamais à affronter les Pedrazas, dont il connaît bien les qualités et Emilio de Justo, triomphateur de Vic en 2017 devenu depuis le matador du Sud-Ouest.
Tous les ingrédients d’une grande « tarde » vicoise sont au rendez-vous, alors pourquoi ne pas rêver d’une fin de feria en apothéose ?

Attention aux réservations, Les Pedraza remplissent les arènes ! Réservations au club taurin vicois, tél. 05.62.06.56.55. www.clubtaurinvicois.com
     

          Antoine Torres